Zu Inhalt springen
Nouveautés et tendances 2026 : le semi-rigide entre maturité technologique et montée en gamme

Nouveautés et tendances 2026 : le semi-rigide entre maturité technologique et montée en gamme

Pour un acteur comme Orca Retail, spécialiste européen des matériaux techniques destinés aux flotteurs l’évolution du semi-rigide est un indicateur stratégique.

Les choix architecturaux des constructeurs, la puissance des motorisations, l’augmentation des volumes habitables ou l’intégration croissante de technologies embarquées influencent directement les besoins en résistance, en durabilité et en qualité perçue.

Le millésime 2026 confirme que le semi-rigide n’est plus un segment intermédiaire. Il devient une plateforme hautement technologique, souvent positionnée face aux coques rigides premium, avec des niveaux d’équipement et de finition inédits.

Ensemble, découvrons les modèles et les tendances qui feront des vagues en 2026 !

 

I. Les nouveautés 2026 : modèles de semi-rigides et caractéristiques

Zodiac Nautic – Zodiac X9CC

Le Zodiac X9CC est une nouvelle unité annoncée au Boot Düsseldorf en première mondiale. D'une capacité allant jusqu'à 15 personnes, il mesure environ 8,60 m de long et 3,32 m de large avec une carène à double steps et un design qui reprend l’ADN sportif de la marque, tout en offrant plus de confort et de modularité à bord que la plupart des RIB compacts.

Il dispose d’une cabine avec lit et salle d’eau séparée, d’espaces modulables à l’avant et à l’arrière et peut être motorisé jusqu’à environ 2×250 ch pour atteindre des vitesses performantes et une autonomie correcte pour les sorties côtières (Réservoir de 620 L)

Ce modèle illustre la volonté de Zodiac de proposer une alternative moderne et plus spacieuse aux semi-rigides traditionnels dans le segment 8–9 m.

 

Sacs Tecnorib / Pirelli – Pirelli 47

Présenté également au Boot Düsseldorf 2026 avec une première allemande, le Pirelli 47 est un maxi-RIB de près de 15 m construit par Sacs Tecnorib sous licence Pirelli.

Il se distingue par une carène à double steps stabilisatrice et une configuration moteur triple ou quadruple hors-bord – notamment avec des blocs de type Verado V10 autour de 425 ch par unité, offrant des performances élevées et une bonne économie d’énergie relative.

Le Pirelli 47 propose plusieurs configurations de cockpit, du layout déjeuner aux espaces solarium, une cabine avec salle d’eau et une modularité rare pour cette taille de RIB, ce qui en fait une des nouvelles références du segment maxi-RIB premium.

 

Ranieri – Cayman 50.0 Hard Top

Présenté lors du Cannes Yachting Festival 2025, le Ranieri Cayman 50.0 Hard Top est une toute nouvelle génération de maxi-RIB de luxe (14,5–15 m) commercialisé en 2026 avec des caractéristiques vraiment inédites pour ce segment.

Il combine une coque profonde à V, capable d’accueillir jusqu’à quatre moteurs hors-bord Mercury Verado V10, pour une puissance cumulée pouvant dépasser 1 600 ch, ce qui lui permet de très bonnes performances en mer avec stabilité, vitesse et sécurité.

L’aménagement comprend deux cabines et une salle d’eau complète, ainsi que des zones de vie spacieuses, une plateforme de bain imposante et un hard-top carbone sophistiqué intégrant protections, éclairage et aides électroniques modernes.

 

II. Les tendances structurantes du marché des semi-rigides en 2026

 

1. La convergence entre semi-rigide et coque rigide : une évolution d’usage, pas de structure

La distinction technique entre un semi-rigide et une coque rigide reste parfaitement claire d’un point de vue constructif : dans un cas, la flottabilité périphérique est assurée par des flotteurs gonflables ; dans l’autre, la coque est monobloc et structurelle.

En revanche, ce qui évolue fortement en 2026, c’est l’architecture d’usage.

Historiquement, le semi-rigide s’est imposé grâce à plusieurs qualités :

  • circulation périphérique sécurisée

  • cockpit très ouvert

  • capacité d’emport élevée

  • polyvalence loisirs / transport rapide

  • stabilité importante à l’arrêt

Or, certaines coques rigides hors-bord modernes adoptent aujourd’hui cette même logique fonctionnelle. Par exemple, l’Axopar 38 ou le Saxdor 400 GTO, bien qu’étant des coques rigides, proposent :

  • des ponts dégagés avec circulation latérale facilitée

  • des zones modulables transformables (salon, bain de soleil, plateforme sociale)

  • une approche “outdoor” centrée sur la vie extérieure

  • une polyvalence croisière / sport / transport rapide

À l’inverse, certains semi-rigides haut de gamme adoptent des éléments historiquement associés aux open méditerranéens classiques :

  • francs-bords plus hauts

  • cabines fermées avec hauteur sous barrots confortable

  • cuisines intégrées

  • volumes comparables à des unités rigides de même taille

Le Zodiac Nautic X9CC ou le Ranieri Cayman 50 illustrent cette évolution. Leur conception ne vise plus uniquement la sortie à la journée ou le transport rapide, mais une expérience de croisière complète.

 

2. La montée en puissance des motorisations hors-bord : une domination désormais structurelle

Le hors-bord n’est plus seulement une alternative pratique à l’in-board. En 2026, il constitue la motorisation dominante sur la majorité des unités jusqu’à 15 mètres, y compris sur des bateaux auparavant exclusivement proposés en propulsion stern-drive ou IPS.

Cette évolution repose sur plusieurs facteurs techniques.

D’abord, l’augmentation significative des puissances unitaires.

  • Yamaha Motor propose désormais le XTO Offshore 450 ch, bloc V8 5,6 litres conçu pour supporter des charges importantes sur des unités lourdes.
  • Mercury Marine déploie sa gamme Verado V10 de 400 ch et 350 ch, avec direction électrique intégrée et commandes numériques.
  • Honda Marine consolide son offre V6 200–250 ch avec des systèmes de gestion électronique optimisés pour la consommation et le bruit.

Ces motorisations permettent aujourd’hui :

  • des configurations bimoteur et trimoteur sur des unités de 8 à 12 mètres

  • des montages quadruple hors-bord sur des maxi-RIB de 14 à 16 mètres

  • des vitesses de croisière élevées avec des régimes moteur stabilisés

  • une maintenance simplifiée par rapport aux transmissions in-board complexes

Le Ranieri Cayman 50 peut recevoir jusqu’à quatre Verado V10, tandis que le Zodiac Nautic X9CC adopte des configurations bimoteur jusqu’à 500 ch cumulés.

Ce type d’installation était exceptionnel il y a dix ans ; il devient courant.

 

3. L’habitabilité comme critère déterminant dans le segment 10–15 mètres

L’un des changements les plus visibles concerne l’organisation intérieure des semi-rigides de grande taille.

Le segment 10–12 mètres, autrefois orienté vers la journée rapide ou le charter côtier, propose désormais des configurations de croisière complète.

  • Le Salpa Soleil 40 offre quatre couchages répartis entre cabine avant et mid-cabin, une salle d’eau séparée, une kitchenette intégrée et des volumes exploitables sur plusieurs jours.
  • Le Capelli Tempest 50 développe deux cabines indépendantes, un carré intérieur convertible et une hauteur sous barrots inhabituelle pour un RIB.

 

Ces choix architecturaux répondent à une demande concrète :

  • week-ends prolongés sans retour au port

  • cabotage en Méditerranée avec nuit à bord

  • usage familial multigénérationnel

  • montée en gamme du charter premium

 

Le semi-rigide devient une plateforme de croisière rapide, et non plus uniquement un bateau de transfert ou de loisir sportif.

4. Efficacité énergétique et optimisation des carènes

La recherche d’efficacité ne relève pas uniquement d’une logique environnementale. Elle répond aussi à une contrainte économique.

Les carènes à steps, présentes sur des modèles comme le Zodiac Nautic X9CC ou certains modèles Ranieri, visent à réduire la surface mouillée en régime planant. Cela permet :

  • amélioration de l’accélération

  • diminution de la consommation à vitesse de croisière

  • meilleure stabilité directionnelle à haute vitesse

Par ailleurs, les procédés d’infusion sous vide et l’usage accru de composites optimisés permettent de contenir le poids malgré l’augmentation des équipements embarqués.

À la marge, des constructeurs comme Candela explorent la propulsion électrique à hydrofoils. Ce segment reste minoritaire sur les grands semi-rigides thermiques, mais il influence déjà la réflexion globale sur l’efficience hydrodynamique.

 

4. Technologie embarquée : normalisation de l’assistance à la navigation

L’intégration électronique n’est plus un argument différenciant marginal. Elle devient standard dans le segment premium.

Les écrans multifonctions de 12 à 16 pouces signés Garmin ou Simrad sont désormais installés en série sur des unités dès 9 mètres.

Les systèmes de contrôle de manœuvre comme le Helm Master EX de Yamaha permettent :

  • pilotage au joystick

  • maintien automatique de position

  • intégration avec propulseurs d’étrave

  • synchronisation électronique des moteurs

Sur certaines unités haut de gamme, des stabilisateurs gyroscopiques sont proposés en option, y compris sur des semi-rigides. Cela aurait été considéré comme excessif il y a quelques années.

Cette évolution traduit deux réalités :

  1. Les unités deviennent plus puissantes et plus volumineuses.

  2. Les acheteurs attendent une prise en main facilitée, même sur des bateaux dépassant les 45 nœuds.

 

Conclusion : un segment plus complexe, plus cher, plus stratégique

Le millésime 2026 confirme une chose : le semi-rigide monte en gamme et se complexifie. 
Le semi-rigide n’est plus un produit d’accès : c’est une plateforme technologique où chaque matériau compte. Plus de puissance, plus d’équipements, plus d’habitabilité — et donc plus d’exigences techniques.
Les flotteurs doivent supporter des vitesses et des masses supérieures. Les matériaux sont exposés à davantage de contraintes mécaniques, thermiques et UV. La qualité perçue devient aussi importante que la performance pure. 
Pour Orca Retail, cela se traduit par une demande accrue en tissus techniques haute résistance, solutions pour flotteurs premium, matériaux durables et finitions adaptées aux unités de 10 à 15 mètres. 

Nächster Artikel Navegar en Islandia : Guía completa